« La musique, j’y crois » – Jean-Pierre Longeat

"La musique j'y crois" de Jean-Pierre Longeat - Couverture Dans la collection « J’y crois » de chez Bayard (avec, entre autres, « Jésus, j’y crois » de Michael Lonsdale et « La vie poétique, j’y crois » de Colette Nys-Mazure), voici « La musique, j’y crois » de Jean-Pierre Longeat. L’auteur est moine bénédictin, et a été longtemps Père Abbé de l’abbaye Saint-Martin de Ligugé, réputée pour son chant grégorien et ses concerts. Il est aujourd’hui président de la conférence des religieux et religieuses de France.

« Je veux professer ici en musique mon engagement et mon attachement au Christ, celui que l’on reconnaît comme le Verbe de Dieu en chair, faisant lever un chant nouveau pour que le monde ait la vie et qu’il l’ait en abondance. »

Tout en retraçant son parcours de vie, le moine musicien s’efforce d’emmener le lecteur au plus près de la dimension spirituelle de la musique, laquelle est proche de la vie, et cela à travers une écriture limpide et tout à fait accessible aux non-musiciens. Quatre extraits comme exemple :

(La mélodie du chant grégorien) … « a la capacité de produire de l’élan et du repos. C’est là le secret de toute bonne musique ; c’est là le secret d’une vie réussie. Ce mouvement est celui de la respiration, du cœur, de la marche, de la relation. La vie est dans le mouvement, disaient les anciens : Vita in motu. » (p.32)

« J’ai mesuré par la suite à quel point le répertoire biblique n’avait rien à envier à celui d’un orchestre symphonique. Dans ce livre inépuisable, c’est toute la personne qui joue en quelque sorte la grande symphonie de Dieu. Des chants accompagnent ce propos dynamique et des instruments l’illustrent et le colorent. Je suis très frappé que l’expérience de l’orchestre évoque différentes dimensions de la personne humaine. On classe les instruments de musique en trois catégories (les cordes, les vents et les percussions) qui, justement, permettent de souligner cette symbolique. La bible ne manque pas de les utiliser. » (p.88)

« Les psaumes ont toujours été la matière principale de la prière juive et chrétienne. Ils font entendre le cri de l’humanité, qu’il soit de supplication ou de louange. Ils exaltent la justesse comme voie spirituelle. Le chant des psaumes ; quelle que soit sa forme, ouvre le cœur à une autre réalité que celle du priant lui-même. (…) Il est vrai que ces textes ne correspondent guère à ceux qui nous viendraient spontanément sous la plume : ils sont parfois rugueux, et cependant combien est forte la manière dont ils nous poussent à dépasser nos limites. Ils ne sont pas à prendre à la lettre : ils concernent le combat intérieur qui se livre en chacun de nous. Le priant s’en remet à Dieu qui peut seul rétablir en nous la libre circulation de l’amour. »

Jean-Pierre LONGEAT, La musique, j’y crois, Bayard 2015, 124 pages

Dominique Lawalrée, OP

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