Écho de l’Évangile : En Avent et en avant !

A propos de Matthieu 3, 1-12 — Commentaire proposé par Dominique Olivier

L’Evangile de ce dimanche met en scène Jean-Baptiste dans toute la force de son message. Sa vie austère et sauvage, ses paroles dures, violentes envers les pharisiens semblent à des lieux de notre réalité. Comment ce texte peut-il nous aider à nous mettre en route en Avent et en avant pour vivre Noël aujourd’hui ?

Jean-Baptiste et Jésus semblent proches. Qu’est-ce qui relie ces deux hommes ? Des mères cousines, solidaires dans la joie et dans l’épreuve, des destins hors du commun qui se soldent par une mort violente, un même rejet d’un certain ordre établi, des privilèges et de l’injustice. Ils sont de la même époque, probablement issus du même courant de pensée. Les interventions de l’un précèdent les actions de l’autre. Pourtant au fil de leurs vies, leurs paroles vont être différentes, comme si Jésus avait dépassé l’indignation de Jean-Baptiste pour assumer tout le poids de notre humanité défaillante avec infiniment de tendresse.

Jean-Baptiste secoue le cocotier pour que les gens de son époque sortent de leur inertie et de leur mauvaise conduite. L’on pourrait dire aujourd’hui qu’il serait bien utile de sortir de notre apathie pour promouvoir plus de dignité pour chacun. Jean-Baptiste explose de colère quand il voit les pharisiens venir se convertir. Il ne croit pas en l’honnêteté de leur démarche. On dirait aujourd’hui « ils font semblant » ! Dans les propos de Jean-Baptiste, pas de compassion, pas d’entrailles qui bougent alors que tous les gestes du Christ sont emprunts de compassion, cette sensibilité pour autrui.

Jean-Baptiste peut nous apporter la force de l’indignation devant l’hypocrisie des autres mais d’abord face à la nôtre. Oui, nous n’avons aucun droit d’être privilégiés. Oui, nous ne sommes pas tout puissants et celui qui vient à notre rencontre, quel qu’il soit, est au moins aussi grand que nous, si pas plus. Puissions-nous nous rappeler, chaque matin qui nous mène à Noël, l’urgence de cultiver notre simplicité et notre humilité. L’humilité, c’est s’abaisser pour élever l’autre et lui permettre d’être à sa hauteur d’homme.

L’image marquante de Noël, c’est notre Dieu qui vient dans un petit enfant et pour se mettre à la hauteur d’un enfant, il faut s’abaisser. Que notre humilité nous permette d’être à la hauteur du petit enfant dans la crèche et toutes nos rencontres brilleront d’étincelles de Noël, allumées au feu du souffle de Dieu.

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