Archives mensuelles : octobre 2015

Synode sur la famille : une relecture par fr. Bruno Cadoré

Le fr. Bruno Cadoré, Maître de l’Ordre des Prêcheurs et Mgr Gérald Cyprien Lacroix, Cardinal archevêque de Québec relisent le Synode sur KTO.


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Surprenant mystère…

Sœur Marie-Pascale Crèvecoeur et fr. Gabriel Samba

Sœur Marie-Pascale Crèvecoeur et fr. Gabriel Samba op, assistant pour l’Afrique.

Les samedis 28 novembre, 5, 12 et 19 décembre de 16H30 à 17H30
proposé par la paroisse Sainte Julienne et ouvert à tous
parcours biblique et théologique pour le temps de l’Avent :
« Surprenant mystère, Dieu fait homme, pourquoi ? pour quoi ? »
avec Sr Marie-Pascale Crèvecoeur
chez les Dominicaines Missionnaires, 39 chaussée de Charleroi, 5000 Namur

Titres des 4 conférences :
1° Une visite qui se prolonge
2° Un ami qui se révèle
3° Un allié qui libère
4° Un époux qui se donne.


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La présence du Christ dans l’eucharistie

Eucharistie - Kelch und Hostienschale, galerie Flickr de Michael Haderer

Au sein d’un groupe de réflexion et de partage, – une fraternité dominicaine de Bruxelles, – nos avions décidé de rencontrer la question : Que signifie pour moi la présence réelle du Christ dans l’eucharistie ?

Afin de m’exprimer personnellement, je prends appui sur le théologien Edward Schillebeeckx, avec qui j’ai travaillé à Nimègue, et que j’apprécie beaucoup. Son petit livre La présence du Christ dans l’eucharistie a été et reste très éclairant pour moi. Ce petit livre, dense et un peu difficile, date de 1967 (1970 pour l’édition française 1), mais n’a rien perdu de son actualité pour le fond.

En m’exprimant personnellement, je ne prétends pas avoir la vérité et je ne veux pas l’imposer : j’essaie, comme théologien et comme croyant, de dire ma foi réfléchie nourrie par l’expérience et l’étude.

Avant d’aborder l’approche de Schillebeeckx, trois données historiques préalables concernant le langage utilisé à propos de l’eucharistie et de la présence du Christ dans l’eucharistie.

Pendant le premier millénaire de la pensée chrétienne, le sens de la distinction entre les expressions ‘corps mystique du Christ’ et ‘corps réel du Christ’ était à l’exact inverse du sens qui s’est généralisé au cours du second millénaire. Le corps réel du Christ était l’Église ; le corps mystique du Christ était l’eucharistie. C’est à partir du 13e s. que le sens s’inverse : on parle du corps réel du Christ dans l’eucharistie et du corps mystique du Christ pour désigner l’Église. Quoi qu’il en soit de l’usage des expressions, cela nous rappelle que la présence du Christ dans l’Église, et donc dans la communauté qui célèbre, est première par rapport à la présence eucharistique.

Pour exprimer la présence du Christ dans l’eucharistie, la théologie catholique utilise depuis le Moyen-Âge le mot transsubstantiation. La première utilisation connue du mot ‘transsubstantiatio’ est le fait de Roland Badinelli entre 1140 et 1150. Devenu pape sous le nom d’Alexandre III en 1159.

Il semble que le premier à avoir utilisé l’expression ‘présence réelle’ pour parler de l’eucharistie a été Jacques Pantaléon, prêtre à Liège dans les années 1250, proche de Julienne du Mont-Cornillon, par laquelle a été instituée à Liège la Fête-Dieu (fête du Saint-Sacrement). Il devient pape sous le nom d’Urbain IV en 1261 et institue la Fête-Dieu pour l’Église universelle en 1264.

Autrement dit, on n’a pas toujours parlé de l’eucharistie de la même manière ni en termes de présence réelle : il y a un tournant à ce sujet entre les 12e et 13e siècles. Mais nous recevons cette expression de la tradition : elle est importante. Comment la comprendre ?

Schillebeeckx s’interroge : comment penser et dire aujourd’hui la présence du Christ dans l’eucharistie ? Je ne propose pas ici un résumé du livre mais 1° j’essaie de synthétiser de façon assez libre l’essentiel de sa pensée, et 2° de dire à partir de là comment personnellement je pense théologiquement cette présence.

Frère Ignace Berten OP

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[PhotoCC]

Notes:

  1. Paris, éditions du Cerf. Ce livre n’est plus au catalogue de l’éditeur.

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Ouverture Solennelle du Jubilé Dominicain

Ouverture Solennelle du Jubilé Dominicain

Notre jubilé nous invite à revenir aux origines de l’Ordre
Pour nous souvenir du moment fondateur où saint Dominique
Envoya nos premiers frères hors de leur maison, famille, nation,
Pour qu’ils retrouvent la joie et la liberté de l’itinérance.
ACP Togir, 40
Prot. 50/15/680 Jubilee_2016

Chers frères et sœurs,

C’est avec une immense joie que je vous écris cette lettre pour annoncer l’ouverture et la programmation du Jubilé des huit-cents ans de la confirmation de l’Ordre des Prêcheurs que nous célébrerons à partir du 7 novembre prochain jusqu’au 21 janvier 2017 (cf. ACG Trogir 58, 3). Cette célébration des 800 ans de la confirmation de notre Ordre coïncidera avec celle du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde proclamé par le Pape François.

Prêcheurs de la Miséricorde

L’heureuse coïncidence de ces deux Jubilés si chers à notre histoire, à notre vie et mission dominicaines se traduit pour nous en un appel spécial pour rénover notre ministère de la Parole, lors de la célébration de notre huit-centième anniversaire, autour de la mission spécifique de l’Église : « annoncer la miséricorde de Dieu, cœur battant de l’Evangile, qu’elle doit faire parvenir au cœur et à l’esprit de tous ».

Le chapitre général de Trogir avait choisi comme thème de l’année du Jubilé de l’Ordre “Envoyés pour prêcher l’Evangile” (ACG Trogir 2013, 50) et il nous invite à une réflexion sur les questions suivantes: Pour qui sommes-nous envoyés? A qui sommes-nous envoyés? Avec qui? Qu’apportons-nous en étant envoyés? Ce même chapitre a donné une réponse à cette dernière question : nous sommes envoyés pour prêcher la bonne nouvelle de la résurrection du Christ. Nous croyons que sa Résurrection est la révélation définitive de l’amour du Père pour Jésus et pour le monde. La résurrection du Christ est la révélation la plus évidente de “la miséricorde de Dieu pour les pauvres”. Prêcher la résurrection consiste à prêcher un nouveau chemin d’amitié avec Dieu. C’est cette grâce qui fit de Saint Dominique un prêcheur exemplaire, “le prêcheur de la grâce”. Cette heureuse coïncidence nous permet donc d’unir notre année jubilaire avec le Jubilé de l’Eglise – les prêcheurs de l’Evangile sont les prêcheurs de la grâce, et les prêcheurs de la grâce sont les prêcheurs de la miséricorde de Dieu.

Dans la Bulle papale d’indiction du Jubilé Extraordinaire de la Miséricorde, le Pape François exprime son intention d’envoyer des missionnaires de la miséricorde pendant le carême de l’année sainte 2016. En tant que frères et sœurs de l’Ordre, nous nous sentons particulièrement interpellés, car dès le premier jour de notre entrée dans l’Ordre, et avant de faire notre profession religieuse, nous demandons «la miséricorde de Dieu et des frères». Sur son chemin de vie évangélique, Dominique essaya continuellement de témoigner de Jésus, de la présence de la miséricorde de Dieu parmi nous, et c’est pour cela que sa vie de prêcheur fut son chemin de sainteté: depuis qu’il décida, par un geste généreux de miséricorde de vendre ses livres afin de ne pas « étudier sur des peaux mortes alors qu’il y a des hommes qui meurent de faim », il eut la conviction que l’évangélisation de la Parole de Dieu doit se faire grâce au témoignage de la charité de la vérité.
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