Archives mensuelles : décembre 2015

Le synode sur la famille : Priorité à l’approche pastorale et ouverture aux interprétations divergentes

Suite aux deux analyses proposées après la première session du synode, « Miséricorde et doctrine : Enjeux théologiques et ecclésiologiques du synode sur la famille » (novembre 2014), et à mi-chemin entre les deux sessions : « Synode sur la famille : ouvertures ou blocages ? » (juin 2015), je propose ici quelques éléments d’analyse 1 d’abord du chemin accompli entre les deux sessions du synode (octobre 2014 et octobre 2015) 2 et ensuite du travail effectué au cours de cette seconde session et du résultat offert dans le rapport final. Comme je l’ai fait pour les deux premières études, je m’attache en particulier à la question de l’accès ou non à la communion des personnes divorcées et remariées. Cette question n’est pas, rappelons-le, l’objet principal du travail du synode ni, très loin de là, le centre de son message. Mais, comme l’a fait remarquer le cardinal Schönborn, le 23 octobre, veille du vote final, « elle comporte, il est vrai, un caractère emblématique 3. »

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Fr. Ignace Berten, OP

Notes:

  1. Mes sources sont principalement : le site du Vatican, vatican.va et press.vatican.va, le site Zenit, les sites Cathobel, La Croix et le site Urbi & Orbi, le site Global Pulse Magazine, Sandro Magister et le site Chiesa. À partir de ces diverses sources j’ai aussi cherché les documents originaux quand ils étaient cités. J’ai souvent traduit les textes moi-même.
  2. Pour faire le lien, je reprends l’un ou l’autre élément du deuxième rapport.
  3. Interview dans Le Figaro, 23.10.15.

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Joyeux Noël !

Cross, galerie Flickr de Tobi Gaulke

« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi. » – Is. 9, 1

Célébrer Noël année après année, c’est nous renouveler dans notre désir d’aimer, d’écouter et de partager la Parole de Dieu. C’est accueillir le Christ qui vient rejoindre les hommes et les femmes au cœur de notre monde. C’est accepter de marcher à la suite de celui qui est la lumière au milieu de nos ténèbres. C’est proclamer que nul homme n’est trop loin pour Dieu, puisqu’il vient lui-même à nous.

Je souhaite à tous les membres de la famille dominicaine de notre vice-province, une joyeuse et sainte fête de Noël ainsi qu’une année 2016 particulièrement intense et riche, illuminée de joie, auréolée de paix. Et si l’épreuve survient, puisse chacun trouver en lui et auprès de Dieu l’énergie nécessaire pour la surmonter avec l’aide de ses proches et ainsi ne jamais perdre l’espérance.

Ludovic Namurois
Président FLD
Vice-Province de Belgique


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Comprendre l’islam (ou pourquoi on y comprend rien)

Frère Adrien Candiard, op

Conférence donnée à la paroisse Sainte Clotilde, Paris 7°, le vendredi 20 novembre 2015 ; Le frère Adrien Candiard, OP, est membre de l’IDEO (Institut dominicain des études orientales) au Caire et l’auteur de la pièce « Pierre et Mohammed ».

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Écho de l’Évangile : Indispensable désert

Bedouin Pair galerie Flickr de Kostas Kokkinos

A propos de Luc 3, 1-6

L’Évangile de ce dimanche commence comme un cours d’histoire. Luc situe un événement géographiquement et historiquement de façon précise : date, lieu, responsables politiques et religieux, identité du protagoniste. De quoi nous faire comprendre l’importance et la réalité de ce qui arrive et couper l’herbe sous le pied aux futurs négationnistes.

L’événement annoncé est, somme toute, assez anodin dans l’histoire du peuple juif, truffée de prophètes : un homme parle dans le désert au nom de Dieu. Mais cet homme n’est pas n’importe qui. Luc met dans sa bouche les paroles du prophète Isaïe. Il nous montre ainsi l’importance de cet homme qui rassemble en lui la parole des anciens pour annoncer le futur. Il est le trait d’union entre le passé et l’à-venir. L’histoire est en marche et nous concerne toujours. Le spot est allumé sur l’arrivée du Seigneur dans notre humanité.

Cet homme crie dans le désert. Où est notre désert, ce lieu où la vie est réduite à l’essentiel ? Dans le désert du Sinaï, on marche avec peu de choses, son sac et ses compagnons. Pas de vie et de survie sans la solidarité du groupe. Le désencombrement entraîne la solidarité et permet de regarder, d’écouter et d’accueillir l’autre et l’inattendu de la Vie. Ce sont les chemins du tout-Autre, les voies de Dieu. Si nous voulons son appel, peut-être avons-nous à recréer les conditions du désert pour permettre l’irruption de Dieu dans nos vies. Il nous faut créer le vide en nous pour percevoir la petite musique de l’amour, le murmure de l’Invisible. Le plus souvent, nos têtes et nos cœurs sont remplis de soucis, de craintes, d’énervements. Nous sommes pré-occupés avant d’être occupé tout court. Il faut se désencombrer pour accueillir.

Dans le désert, la parole de Dieu fut adressée à Jean et c’est en fait l’évènement majeur de ce texte. Luc nous parle des actions de Jean à cette époque mais ses faits et gestes trouvent leur fondement dans la parole de Dieu qui lui fut adressée. Dieu parle et Dieu parle pour tous : « tout être vivant verra le salut de Dieu ». Le croyons-nous encore ? Il nous demande de l’entendre, de l’accueillir et cela devrait suffire. Comme pour Jean, cela peut transformer nos vies et nous tourner vers l’essentiel. Et quand on est rempli du Seigneur, on ne peut le garder pour soi. On devient à son tour des Jean-Baptiste qui annoncent Celui qui vient, pour que cette parole devienne réalité : je crois que mon sauveur est né !

Dominique Olivier, op

[PhotoCC]


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