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Du vent dans les voiles : Maurice Bellet – 2e partie

RCF Radio - La joie se partage

Émission présentée par Jean-Pierre Binamé, Myriam Tonus.

Deuxième volet consacré à Maurice Bellet : sa foi en un Dieu insaisissable.

Chercheur inlassable, M. Bellet était à l’écoute d’une Parole offerte dans les Ecritures. Refusant tout dogmatisme, tout savoir clos sur lui-même, le théologien a, au fil de son oeuvre, tracé des chemins loin des sentiers battus pour approcher ce « Dieu » que personne n’a jamais vu et qui se révèle en Jésus, mais aussi dans l’expérience humaine toute proche, lorsqu’elle est habitée par l’Agapè de ce Dieu inconnu.


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Du vent dans les voiles : Maurice Bellet – 1ère partie

RCF Radio - La joie se partage

Émission présentée par Jean-Pierre Binamé, Myriam Tonus.

Maurice Bellet est décédé le 5 avril 2018. Il laisse une oeuvre considérable (plus de 56 livres !), mais surtout il a ouvert des chemins de pensée et de spiritualité qui ont donné et rendu à beaucoup le goût de vivre et de croire. Ce jeune homme de 94 ans avait, chevillée au cœur, une foi égale en l’humain et en Dieu. Il entendait les sauver tous les deux de la destruction et de la défiguration.


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Neuvaine 2017 – 08/05/2017 – « Quand la foi tourne en rond »

Neuvaine de la Sarte, édition 2017 : « Passer les frontières ! ». Lundi 8 mai : « Quand la foi tourne en rond », méditation de Monsieur Dominique Martens.


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Neuvaine 2017 – 07/05/2017 – « Sur la foi d’une parole »

Neuvaine de la Sarte, édition 2017 : « Passer les frontières ! ». Dimanche 7 mai : « Sur la foi d’une parole », méditation de Sœur Marie-Pascale Crèvecœur, o.p.


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Indicible alchimie

Abbaye Notre-Dame de l'Atlas vue des champs

« Echos de mes séjours au monastère Notre Dame de l’Atlas, une alchimie indicible ! » par Dominique Olivier op.

Lors de mon dernier voyage vers Midelt, en route pour mon troisième séjour au monastère Notre Dame de l’Atlas, j’étais seule dans l’avion et une question m’habitait : pourquoi donc aller si loin pour une semaine de ressourcement ? Oui, j’avais besoin de calme et de repos vu mes lourdes responsabilités professionnelles. Oui, j’avais envie de donner du temps à la prière et au Seigneur pour alimenter ma vie spirituelle et soutenir mes engagements chrétiens mais je laissais en Belgique un mari un peu inquiet, ainsi que mes enfants et mes petits enfants. Ne pouvais-je pas trouver la même chose dans un monastère près de chez moi ? Une fois arrivée sur place, la réponse à cette question fut évidente : il y a à Midelt une alchimie particulière qui donne au séjour au monastère une qualité humaine et spirituelle qui me touche en profondeur.

Le premier élément de cette alchimie est la présence discrète et humble des moines au cœur de l’Atlas, en terre musulmane. Cette présence, si petite soit-elle, est le symbole du possible vivre ensemble entre des communautés de culture et de foi différentes dans le plus grand respect de chacun. Lorsque l’on prie à la chapelle et que l’on entend l’appel à la prière musulmane dans le lointain, on touche du doigt cette réalité de la présence complémentaire des uns et des autres qui prolonge le message de vie des frères martyrs de Tibbirine. A notre époque secouée par tant de violences commises sous couvert de religions et de croyances diverses, ce témoignage me paraît d’une importance capitale pour l’avenir de notre terre et pour l’accomplissement de ma foi personnelle : comment être chrétien sans respecter la foi de l’autre, mon frère en humanité ?

Le deuxième élément de l’alchimie est constitué du climat d’accueil fraternel vécu au monastère grâce aux moines et à leurs ‘aidants’ musulmans. Ensemble, ils construisent là, au quotidien, dans ce lieu apparemment clos mais ouvert sur le monde, un petit bout d’humanité où chacun a sa place. Au salon de thé, pas de longs discours mais au fil des conversations somme toute anodines, vous pouvez voir l’attention bienveillante à l’autre, l’affection paternel des aînés pour les plus jeunes, l’accueil des nouveaux arrivés. Au détour des échanges, vous pouvez récolter des paroles qui sont autant de perles rares, de trésors cachés qui viendront grossir vos bagages intérieurs à votre retour. Ce témoignage de convivialité joyeuse est réellement porté par la communauté des moines qui rayonne de cette conviction d’être là où le seigneur les veut chacun avec leur singularité personnelle.

Mais le troisième élément de l’alchimie du séjour échappe à ma raison. C’est le Seigneur qui m’y convoque, comme il m’a convoqué pendant dix ans dans le désert du Sinaï. Il sait ce qui est bon pour moi. A chaque séjour, j’ai eu l’impression d’être dans la main de Dieu. Il m’a conduit là où je pouvais me reposer, faire les rencontres qui m’aident, reprendre du souffle, son souffle de vie et restaurer ma paix intérieure. Il faut arriver à Midelt avec le cœur ouvert, l’âme en bandoulière et une seule consigne, un seul abandon en se plaçant sous l’intercession de Notre Dame de l’Atlas : se laisser instruire par Dieu, se laisser transformer par la rencontre avec l’autre et laisser notre ressemblance avec Dieu faire son chemin en nous.

Source : « Tibhirine l’héritage », préface du pape François, Edition Bayard, 2016 : extrait de l’article de Jean-Pierre Schumacher o.c.s.o. « Cet héritage qui nous dépasse », page 44.

[PhotoCC]

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Témoignage : Servir la vérité dans l’Esprit Saint !

Neuvaine à l’Esprit-Saint, Cathédrale de Namur, samedi 16 mai 2015
Servir la Vérité dans les domaines de la recherche et de l’enseignement universitaires
M. Dominique Lambert, op

Que veux dire servir la Vérité dans les domaines de la recherche et de l’enseignement universitaires aujourd’hui, domaines dans lesquels je suis engagé comme physicien et philosophe des sciences ? Je voudrais pour répondre à cette question vous proposer trois petites pistes de réflexion.

1. Partons tout d’abord des chercheurs qui tentent, jour après jour, de découvrir et de décrypter les contours et le sens des réalités infiniment riches qui forment le monde : le monde de la pensée et des concepts mathématiques, l’univers physique, allant du microcosme (où surgit le boson de notre Prix Nobel belge François Englert) au cosmos tout entier (avec ses 100 milliards de galaxies, pour ce qui est de l’univers observable), ou encore la biosphère avec ces formes extraordinaires du vivant. Des parcelles de vérité se donnent à ces chercheurs, dès lors qu’ils parviennent à rejoindre et à dévoiler ces merveilleuses strates du réel qui structurent la Création et qui révèlent, sur le mode d’indices et de traces, quelque chose de l’Esprit du créateur.

Etre au service de la Vérité c’est pour moi partager aux autres, et en particulier à mes étudiants, ces merveilles du créé, patiemment dégagées, en témoignant dans la foi, lorsque l’occasion se présente, ou lorsqu’on me le demande, comment je peut rapporter ces beautés de la nature et de la pensée à Dieu qui nous les a données, sans mutiler la science mais aussi sans ruiner la transcendance du Créateur. Pour moi, l’Esprit Saint peut animer une vie scientifique et, sans rien changer à la science, peut donner à celle-ci de devenir une occasion originale de contempler et de rendre grâce. Comme le disait Georges Lemaître, ce prêtre ami d’Einstein et père du Big Bang 1 :

Un chrétien ne se comporte pas différemment d’un incroyant lorsqu’il s’agit de marcher, de courir ou de nager. Mais le chercheur chrétien sait que sa foi surnaturalise ses plus hautes comme ses plus infimes activités! Il reste enfant de Dieu lorsqu’il met l’œil à son microscope et, dans sa prière du matin, c’est toute son activité qu’il place sous la protection de son Père des Cieux.

2. Servir la vérité dans l’Esprit Saint, comporte aussi une dimension éthique : celle-ci conduit à refuser, dans son travail ce qui pourrait aller contre la dignité de la personne humaine. Pour moi, il s’agit ici, par de choix très concrets, portant sur les orientations ou les financements des recherches, de refuser des projets qui, à terme, pourraient détruire l’environnement et l’être humain ou les traiter comme de simples objets manipulables à souhait. Servir la vérité c’est croire profondément qu’il existe des moyens de pousser très loin la recherche, sans porter atteinte à la personne et à l’humanité, dans ce qu’elle peut avoir de plus fragile et de plus vulnérable.

Servir la vérité c’est aussi respecter une éthique de la recherche, qui conduit le chercheur, dans son travail patient, travail de construction de preuves, d’observations minutieuses ou d’expérimentations, à s’effacer humblement et par honnêteté, devant une réalité qui le dépasse ou devant la force des arguments de ses collègues qui souvent secouent ou ruinent ses propres idées. Quand elle est vécue comme cela, dans l’Esprit oserai-je dire, la science devient un véritable lieu d’apprentissage au respect de l’autre et une école de paix. Une des devises du CERN, le célèbre accélérateur de particule à Genève, où se côtoient des milliers de chercheurs de convictions et de nationalités très diverses : cette devise est « la science pour la paix » !

Un dernier aspect moral du service de la vérité, c’est aussi la place que l’on donne, au sein de l’université catholique, dans un monde de compétition et de recherche d’excellence à tout prix, aux collègues des pays ou des institutions qui ne disposent pas de tous les moyens dont nous disposons.

3. Servir la vérité dans l’Esprit Saint, c’est enfin rendre raison de sa foi et de l’identité catholique de son école ou de son université. Dans de telles institutions, on ne fait pas une autre science ou on n’enseigne pas des matières différentes, mais on le fait avec la conviction profonde que foi et raison ne s’opposent pas, que la foi ne détruit pas, ne mutile pas ce que la raison trouve, mais bien au contraire que la foi vient donner à la science un surplus de sens, ce sens auquel on aspire, mais qui reste toujours, comme en retrait, si l’on s’arrête aux méthodes et contenus techniques.

Servir la vérité dans une université catholique, c’est, pour moi, avec la grâce de l’Esprit-Saint, pouvoir communiquer aux étudiants et aux collègues, qui souvent ne partagent pas ma foi, mais avec qui je partage mon enthousiasme pour la science, quelque chose de la pertinence déjà profondément humaine de l’enseignement du Christ et de son Eglise et quelque chose du sens profond de la personne humaine et du monde que l’Esprit révèle en nos coeurs et qui y fait naître une profonde espérance et un bonheur profond.

Notes:

  1. G. Lemaître, « La culture catholique et les sciences positives », Actes du VIème Congrès catholique de Malines, vol. 5, Culture intellectuelle et sens chrétien, Bruxelles, VIème Congrès catholique de Malines, 1936, p. 70.

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Echo de l’Évangile : La « Joyeuse entrée » du Christ

A propos de Luc 23, 35-43 – Commentaire par Roger Kessler

Les « joyeuses entrées » sont bien d’actualité grâce au couple royal. Ce dimanche, c’est celle du Christ.
Le Christ-Roi est fêté, mais contrairement à Philippe et Mathilde, sa royauté n’est pas de ce monde. Il y a de quoi perdre son latin !

Un roi injurié, un roi dont on se moque, à qui on demande de descendre de la croix pour sauver celui qui ne se prive pas de le tourner en ridicule : le mauvais larron.

Au sol, ce n’est pas mieux, les juifs s’insurgent sur l’écriteau au-dessus de la croix et demande à Pilate de l’enlever.

Pourquoi lors de son « entrée royale » à Jérusalem, Jésus avait laissé faire les gens sachant que s’il les arrêtait les « pierres crieraient » (Luc19, 40)

Décidément le prestige de la royauté de l’Ancien Testament est bien loin…
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Caléidoscope de la vocation baptismale d’une laïque ordinaire

A multi-colored view of a kaleidoscope, H. Pellikka @ Wikipedia (CC-BY-SA)

A multi-colored view of a kaleidoscope, H. Pellikka @ Wikipedia (CC-BY-SA)

La réflexion que je vais développer dans cet article s’appuie sur un ouvrage de Pierre Claverie, religieux dominicain, évêque d’Oran assassiné en 1996. Dans son livre intitulé « Je ne savais pas mon nom. Mémoire d’un religieux anonyme » 1, il développe sa propre vision de la vocation religieuse. Sa pensée m’a ouvert des portes dans ma propre conception et capacité d’expression sur ma vocation baptismale. Il y explique que, baptisé dans le Christ, le Seigneur l’a saisi tout entier et qu’Il saisi les religieux et religieuses d’une façon toute particulière. A la lecture de ces lignes, je suis restée en arrêt, comme un bon chien, le nez au vent, reniflant une nouvelle piste intéressante. J’étais alors en plein questionnement sur l’orientation de ma vie, devant un choix professionnel qui m’amenait à quitter le service de l’Eglise diocésaine pour le service social dans la vie civile. J’ai réalisé que, par mon baptême, le Seigneur m’avait aussi saisie en entier dans toutes les facettes de ma vie de laïque et que l’expression de ma vocation complète était nécessairement différente de celles des religieux, religieuses et prêtres. J’ai compris que l’Eglise n’avait pas encore pris la mesure de la dimension de la vocation baptismale des laïcs en lui donnant un cadre qui permet de la déployer pleinement. C’est ce que je voudrais développer dans cet article. Lire la suite ›

Notes:

  1. P. CLAVERIE, Je ne savais pas mon nom, Paris, Ed du cerf, 2006

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Les laïcs engagés

RTBF, En quête de sens – Il était une foi, émission du 24 mars 2013 : « Les laïcs engagés » (cliquez sur l’image pour lancer la vidéo).


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Site international des Dominicains