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Gaudete et Exsultate

François : Gaudete et Exsultate

Qu’est-ce qu’un saint ? Dans sa nouvelle exhortation apostolique, intitulée Gaudete et Exsultate et publiée le 9 avril, le pape François a voulu rendre accessible au grand public la notion catholique de sainteté.

« Il ne faut pas s’attendre, ici, à un traité sur la sainteté », prévient le pape François dès les premières lignes de son exhortation apostolique Gaudete et Exsultate, publiée lundi 9 avril. Et il tient ses promesses : le document de 128 pages est écrit dans un langage étonnamment accessible. Comme dans son tout récent livre Dieu est jeune (Robert Laffont – Presses de la Renaissance, 2018), il y tutoie son lecteur, une familiarité qui s’explique en grande partie par sa langue maternelle, l’espagnol, où le « tu » est très courant, comme en anglais. En somme, on croirait presque tenir entre les mains un de ces livres jaunes et noirs de la collection « pour les nuls ».


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Du vent dans les voiles : Merci et chapeau Bas !

RCF Radio - La joie se partage

Émission présentée par Jean-Pierre Binamé, Myriam Tonus

S’émerveiller, se réjouir : des attitudes qui ne nous sont plus naturelles et qui sont parfois rendues bien difficiles par la marche du monde lui-même. Et pourtant, la joie d’exister est inscrite au cœur de l’être humain.


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Indicible alchimie

Abbaye Notre-Dame de l'Atlas vue des champs

« Echos de mes séjours au monastère Notre Dame de l’Atlas, une alchimie indicible ! » par Dominique Olivier op.

Lors de mon dernier voyage vers Midelt, en route pour mon troisième séjour au monastère Notre Dame de l’Atlas, j’étais seule dans l’avion et une question m’habitait : pourquoi donc aller si loin pour une semaine de ressourcement ? Oui, j’avais besoin de calme et de repos vu mes lourdes responsabilités professionnelles. Oui, j’avais envie de donner du temps à la prière et au Seigneur pour alimenter ma vie spirituelle et soutenir mes engagements chrétiens mais je laissais en Belgique un mari un peu inquiet, ainsi que mes enfants et mes petits enfants. Ne pouvais-je pas trouver la même chose dans un monastère près de chez moi ? Une fois arrivée sur place, la réponse à cette question fut évidente : il y a à Midelt une alchimie particulière qui donne au séjour au monastère une qualité humaine et spirituelle qui me touche en profondeur.

Le premier élément de cette alchimie est la présence discrète et humble des moines au cœur de l’Atlas, en terre musulmane. Cette présence, si petite soit-elle, est le symbole du possible vivre ensemble entre des communautés de culture et de foi différentes dans le plus grand respect de chacun. Lorsque l’on prie à la chapelle et que l’on entend l’appel à la prière musulmane dans le lointain, on touche du doigt cette réalité de la présence complémentaire des uns et des autres qui prolonge le message de vie des frères martyrs de Tibbirine. A notre époque secouée par tant de violences commises sous couvert de religions et de croyances diverses, ce témoignage me paraît d’une importance capitale pour l’avenir de notre terre et pour l’accomplissement de ma foi personnelle : comment être chrétien sans respecter la foi de l’autre, mon frère en humanité ?

Le deuxième élément de l’alchimie est constitué du climat d’accueil fraternel vécu au monastère grâce aux moines et à leurs ‘aidants’ musulmans. Ensemble, ils construisent là, au quotidien, dans ce lieu apparemment clos mais ouvert sur le monde, un petit bout d’humanité où chacun a sa place. Au salon de thé, pas de longs discours mais au fil des conversations somme toute anodines, vous pouvez voir l’attention bienveillante à l’autre, l’affection paternel des aînés pour les plus jeunes, l’accueil des nouveaux arrivés. Au détour des échanges, vous pouvez récolter des paroles qui sont autant de perles rares, de trésors cachés qui viendront grossir vos bagages intérieurs à votre retour. Ce témoignage de convivialité joyeuse est réellement porté par la communauté des moines qui rayonne de cette conviction d’être là où le seigneur les veut chacun avec leur singularité personnelle.

Mais le troisième élément de l’alchimie du séjour échappe à ma raison. C’est le Seigneur qui m’y convoque, comme il m’a convoqué pendant dix ans dans le désert du Sinaï. Il sait ce qui est bon pour moi. A chaque séjour, j’ai eu l’impression d’être dans la main de Dieu. Il m’a conduit là où je pouvais me reposer, faire les rencontres qui m’aident, reprendre du souffle, son souffle de vie et restaurer ma paix intérieure. Il faut arriver à Midelt avec le cœur ouvert, l’âme en bandoulière et une seule consigne, un seul abandon en se plaçant sous l’intercession de Notre Dame de l’Atlas : se laisser instruire par Dieu, se laisser transformer par la rencontre avec l’autre et laisser notre ressemblance avec Dieu faire son chemin en nous.

Source : « Tibhirine l’héritage », préface du pape François, Edition Bayard, 2016 : extrait de l’article de Jean-Pierre Schumacher o.c.s.o. « Cet héritage qui nous dépasse », page 44.

[PhotoCC]

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Exhortation apostolique « Amoris Lætitia »

Exhortation apostolique "Amoris Lætitia"

Signée par le pape François le 19 mars et publiée officiellement le 8 avril 2016, voici l’intégralité de l’exhortation apostolique post-synodale Amoris Lætitia (« La joie de l’amour »), « sur l’amour dans la famille », qui marque l’aboutissement de deux ans de travaux du synode des évêques sur les questions de pastorale familiale.

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« La puissance de la joie » – Frédéric Lenoir

"La puissance de la joie" Frédéric Lenoir, couvertureIl me semble qu’il y a deux manières de réagir face à des auteurs comme Frédéric Lenoir et à des livres tels que La puissance de la joie. Soit, on se contente de feuilleter et de lire la quatrième de couverture, cela suffit : on comprend tout de suite qu’il s’agit d’une pseudo philosophie très édulcorée, doublée d’un syncrétisme mêlant Jésus à Nietzche, en passant par le bouddhisme et le taoïsme, le tout saupoudré d’un peu d’hindouisme. Ce livre traite donc de spiritualité comme chemin vers le bien-être.

Et l’on sourit …

Oui mais ! On peut aussi prendre conscience du succès de ce genre de littérature et d’auteurs (et il y en a bien d’autres), qui sont sans nul doute utiles dans le parcours spirituels de beaucoup. Cela doit nous dire quelque chose sur notre époque de grande confusion, et sur une soif spirituelle qui manifeste un grand vide, résultant d’une méconnaissance de Dieu et d’une déception du catholicisme, mal informé.

Face à ce catharisme actuel, où l’accomplissement de soi (cette idolâtrerie des temps modernes), nous est présenté comme la clé du bonheur, nous devrions retrousser nos manches et nous passionner pour les rencontres, les échanges, les discussions.

Frédéric Lenoir, La puissance de la joie, Fayard 2015. ISBN 978-2-213-66135-3

Dominique Lawalrée, op


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Écho de l’Évangile : Un Dieu qui « danse » !

Danse J 07, galerie Flickr de Duc

A propos de Luc 15 1-3.11-32

Il y a dans les récits évangéliques, et singulièrement dans les paraboles, une force d’évocation que ne renierait pas le cinéma de court métrage. En quelques mots le réalisateur plante le décor et y place quelques personnages tellement typés que le spectateur se passe volontiers de longues descriptions pour se les représenter. Puis, tel un horloger actionnant d’une pichenette un balancier, le cinéaste introduit le léger déséquilibre qui va mettre en branle tout ce petit monde. Silence on tourne !

« Un homme avait deux fils… », le plus jeune lui demande la part d’héritage qui lui revient et s’en va dans un pays lointain où il gaspille dans une vie de débauche l’entièreté de sa fortune, puis revient à la maison, ruiné, affamé et contrit. L’aîné est certes demeuré fidèle à servir son père, mais il est incapable de partager la miséricorde de celui-ci.

Au terme d’une vision un peu superficielle, selon les aléas de notre histoire intime, nous nous identifierons sans doute à l’un ou l’autre de ces deux fils en réduisant ainsi ce film à un conte moral exhortant à la conversion et au repentir. Trop centrés sur nous-même, nous négligeons un troisième personnage auquel les mouvements de caméra nous ramènent pourtant sans cesse, le Père. C’est de Lui dont nous parle l’histoire. Un Père respectueux de la liberté de ses enfants, un Père patient et aimant, un Père qui « danse », fou de joie, au moment des retrouvailles.

Entre « Père, donne-moi la part de fortune qui me revient. » et « Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. » le fils prodigue n’a jamais douté de cette paternité sans quoi il n’aurait pas trouvé la force de revenir à la maison familiale et serait probablement mort égorgé dans une ruelle sordide.

Le frère aîné, quant à lui, n’utilise jamais le mot « père », il semble se considérer comme un domestique : « Il y a tant d’années que je suis à ton service sans jamais avoir désobéi à tes ordres ». N’étant pas vraiment fils peut-il comprendre l’attitude d’un père et, a fortiori, lui faire confiance ? Jaloux et amer, il refuse d’ouvrir à son cadet un avenir sous le même toit que lui. Semblable aux pharisiens, il écrase la faiblesse sous le poids de la loi.

Dans la parabole du fils prodigue comme d’ailleurs dans celle de la brebis perdue ou encore celle de la drachme perdue nous découvrons un Dieu Père dont la joie est à son comble quand nous entrons dans son projet de réconciliation. Se découvrir inconditionnellement aimés, malgré nos fautes et nos faiblesses, est une expérience fondatrice dans toute vie chrétienne, une expérience qui nous donne liberté et audace et que nous ne pouvons que partager en devenant signes de la miséricorde de Dieu pour tous les hommes.

Ludovic Namurois, op

[PhotoCC]

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Ouverture Solennelle du Jubilé Dominicain

Ouverture Solennelle du Jubilé Dominicain

Notre jubilé nous invite à revenir aux origines de l’Ordre
Pour nous souvenir du moment fondateur où saint Dominique
Envoya nos premiers frères hors de leur maison, famille, nation,
Pour qu’ils retrouvent la joie et la liberté de l’itinérance.
ACP Togir, 40
Prot. 50/15/680 Jubilee_2016

Chers frères et sœurs,

C’est avec une immense joie que je vous écris cette lettre pour annoncer l’ouverture et la programmation du Jubilé des huit-cents ans de la confirmation de l’Ordre des Prêcheurs que nous célébrerons à partir du 7 novembre prochain jusqu’au 21 janvier 2017 (cf. ACG Trogir 58, 3). Cette célébration des 800 ans de la confirmation de notre Ordre coïncidera avec celle du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde proclamé par le Pape François.

Prêcheurs de la Miséricorde

L’heureuse coïncidence de ces deux Jubilés si chers à notre histoire, à notre vie et mission dominicaines se traduit pour nous en un appel spécial pour rénover notre ministère de la Parole, lors de la célébration de notre huit-centième anniversaire, autour de la mission spécifique de l’Église : « annoncer la miséricorde de Dieu, cœur battant de l’Evangile, qu’elle doit faire parvenir au cœur et à l’esprit de tous ».

Le chapitre général de Trogir avait choisi comme thème de l’année du Jubilé de l’Ordre “Envoyés pour prêcher l’Evangile” (ACG Trogir 2013, 50) et il nous invite à une réflexion sur les questions suivantes: Pour qui sommes-nous envoyés? A qui sommes-nous envoyés? Avec qui? Qu’apportons-nous en étant envoyés? Ce même chapitre a donné une réponse à cette dernière question : nous sommes envoyés pour prêcher la bonne nouvelle de la résurrection du Christ. Nous croyons que sa Résurrection est la révélation définitive de l’amour du Père pour Jésus et pour le monde. La résurrection du Christ est la révélation la plus évidente de “la miséricorde de Dieu pour les pauvres”. Prêcher la résurrection consiste à prêcher un nouveau chemin d’amitié avec Dieu. C’est cette grâce qui fit de Saint Dominique un prêcheur exemplaire, “le prêcheur de la grâce”. Cette heureuse coïncidence nous permet donc d’unir notre année jubilaire avec le Jubilé de l’Eglise – les prêcheurs de l’Evangile sont les prêcheurs de la grâce, et les prêcheurs de la grâce sont les prêcheurs de la miséricorde de Dieu.

Dans la Bulle papale d’indiction du Jubilé Extraordinaire de la Miséricorde, le Pape François exprime son intention d’envoyer des missionnaires de la miséricorde pendant le carême de l’année sainte 2016. En tant que frères et sœurs de l’Ordre, nous nous sentons particulièrement interpellés, car dès le premier jour de notre entrée dans l’Ordre, et avant de faire notre profession religieuse, nous demandons «la miséricorde de Dieu et des frères». Sur son chemin de vie évangélique, Dominique essaya continuellement de témoigner de Jésus, de la présence de la miséricorde de Dieu parmi nous, et c’est pour cela que sa vie de prêcheur fut son chemin de sainteté: depuis qu’il décida, par un geste généreux de miséricorde de vendre ses livres afin de ne pas « étudier sur des peaux mortes alors qu’il y a des hommes qui meurent de faim », il eut la conviction que l’évangélisation de la Parole de Dieu doit se faire grâce au témoignage de la charité de la vérité.
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Exhortation « Evangelii Gaudium »

Pape François

« La joie de l’Evangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus » : c’est par ces mots que s’ouvre l’exhortation apostolique Evangelii Gaudium dans laquelle le Pape François développe le thème de l’annonce de l’Evangile dans le monde actuel, en se basant, entre autres, sur la contribution offerte par les travaux du Synode qui s’est déroulé au Vatican du 7 au 28 octobre 2012 (« La nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne« ). Après l’encyclique Lumen Fidei, rédigée en collaboration avec Benoît XVI, Evangelii Gaudium est le premier texte entièrement de la main du Pape François. Je désire, écrit-il, « m’adresser aux fidèles chrétiens, pour les inviter à une nouvelle étape évangélisatrice marquée par cette joie et indiquer des voies pour la marche de l’Eglise dans les prochaines années ». Il s’agit d’un appel vibrant à tous les baptisés afin que, avec une ferveur et un dynamisme nouveaux, ils portent à leurs prochains l’amour de Jésus dans un « état permanent de mission », en évitant « le grand risque du monde d’aujourd’hui », celui de tomber dans « une tristesse individualiste ».

[Source : V.I.S.]

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Site international des Dominicains