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Neuvaine 2017 – 07/05/2017 – « Sur la foi d’une parole »

Neuvaine de la Sarte, édition 2017 : « Passer les frontières ! ». Dimanche 7 mai : « Sur la foi d’une parole », méditation de Sœur Marie-Pascale Crèvecœur, o.p.


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Les Sept Dernières Paroles de Notre Sauveur en Croix

Absolve, galerie Flickr de Christopher Brown

A l’âge de 50 ans, Josef Haydn (1732 – 1809), auteur de 105 symphonies, de plusieurs dizaines de quatuors à cordes (il passe pour être le père de ces deux formes), de 45 trios, d’une soixantaine de sonates, et j’en passe, était devenu très célèbre à travers toute l’Europe, y compris l’Angleterre, alors que, paradoxalement, il avait vécu toute sa carrière enfermé dans un château au service de la famille Esterhazy et ses princes successifs.

En 1785, il reçut de Cadix la commande particulière d’une musique spirituelle instrumentale destinée à illustrer les sept dernières paroles du Christ sur la croix, pour être jouée le vendredi saint 1787 dans la chapelle souterraine Santa Cueva.

Il s’agissait d’écrire sept adagios illustrant chacune des paroles, tâche très difficile. Comment, en effet, écrire sept longs morceaux de musique lente, suffisamment variés que pour ne pas lasser les auditeurs ?

Haydn travailla tant et si bien qu’il en résulta une de ses meilleures œuvres. Il l’écrivit pour orchestre, dans l’esprit d’une prédication sans paroles, commentaires sonores des méditations de l’évêque qui précédaient chaque mouvement.

Le décor invitait au recueillement : Haydn raconte que “les murs, les fenêtres et les piliers de l’église étaient tendus de noir et seule une petite lampe suspendue au milieu de la nef illuminait les ténèbres saintes. A l’heure de midi, on fermait toutes les portes et la musique commençait. Après un prélude approprié, l’évêque montait en chaire, prononçait l’une des sept paroles et la commentait. Ce commentaire terminé, il descendait de la chaire et allait s’agenouiller devant l’Autel pour la deuxième, troisième, etc. fois, et l’orchestre jouait à chaque fois à la fin du sermon. Ma composition devait être conforme à ce déroulement. Ce ne fut pas si simple de faire se suivre les pièces demandées, sept adagios qui devaient avoir chacun une durée de 10 minutes environ, sans lasser l’auditeur et je constatai bientôt qu’il m’était impossible de me plier à la durée proscrite.”

En fait, chaque mouvement dure entre 6 et 9 minutes. Il s’agit donc de sept sonates écrites pour orchestre (plus un prélude et un postlude), et dont l’incipit musical qui sert de thème à chaque mouvement, est la traduction sonore de la parole illustrée, comme si elle était chantée (en latin, bien sûr).

Vu le succès de son œuvre, il la transposa plus tard en oratorio (avec des paroles pour chœur et solistes venait renforcer l’orchestre), mais c’est la version instrumentale réduite pour quatuor à cordes qui est la plus connue (il existe aussi une réduction pour piano approuvée par Haydn, mais dont il n’est pas l’auteur).

Pour la version orchestrale, peu de disques sont disponibles. Je conseille Janos Ferencsik chez Hungaroton. Pour la version oratorio, c’est celle de Harnoncourt qu’il faut écouter (chez Teldec). La version piano est bien défendue par Jan Michiels (chez Eufoda). Quant à la version pour quatuor à cordes, la plus courante et sans doute la plus belle, écoutons le Rosamunde quartett chez ECM (N°1756, catalogue 461780-2 de 2001).

Dominique Lawalrée, op

[PhotoCC]

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Joyeux Noël !

Cross, galerie Flickr de Tobi Gaulke

« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi. » – Is. 9, 1

Célébrer Noël année après année, c’est nous renouveler dans notre désir d’aimer, d’écouter et de partager la Parole de Dieu. C’est accueillir le Christ qui vient rejoindre les hommes et les femmes au cœur de notre monde. C’est accepter de marcher à la suite de celui qui est la lumière au milieu de nos ténèbres. C’est proclamer que nul homme n’est trop loin pour Dieu, puisqu’il vient lui-même à nous.

Je souhaite à tous les membres de la famille dominicaine de notre vice-province, une joyeuse et sainte fête de Noël ainsi qu’une année 2016 particulièrement intense et riche, illuminée de joie, auréolée de paix. Et si l’épreuve survient, puisse chacun trouver en lui et auprès de Dieu l’énergie nécessaire pour la surmonter avec l’aide de ses proches et ainsi ne jamais perdre l’espérance.

Ludovic Namurois
Président FLD
Vice-Province de Belgique


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Des hommes de parole

« Les crises économiques et sociales que nous traversons, ont une origine plus profonde, plus structurelle, celle de la crise de la parole. » Cette phrase, écrite par un frère Dominicain fut le point de départ du film, elle donna l’impulsion première à la réalisatrice Hélène Ricome, qui en immersion, filma la communauté des frères dominicains du couvent école de Lille afin de comprendre et de ressentir le lien que ces hommes construisent au quotidien avec cette Parole millénaire … aujourd’hui.

Une coproduction KTO/EPIKEPOC PRODUCTION, 2015. Réalisé par Hélène Ricome.

[Source]

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Site international des Dominicains