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Notre Père qui es sur la terre… – José Tolentino Mendonça

Notre Père qui es sur la terre... - José Talentino MendonçaC’est un livre à lire et à méditer absolument. L’auteur crée un espace de poésie de culture et d’humanité qui éveille à la proximité inattendue de Dieu et nous aide à a à faire de notre vie un incessant et interminable Notre Père. C’est une réflexion très spirituelle mais accessible à tous.

Quelle approche originale proposée par Mendonça, une des voix originales et dynamisantes du peuple chrétien d’aujourd’hui !

Prenez un vrai bain de jouvence spirituel et naviguez, volez, émerveillez-vous, en sachant qu’après avoir lu et relu ce livre, Notre Père sera devenu pour vous quelqu’un de différent.

Notre Père qui est sur la terre, J.T. Mendonça, Novalis, CERF, 2013, 153 pages, 18 €

Michel Linder, OP


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« Bible et poésie » – Michael Edwards

Couverture de Bible et Poésie de Michael EdwardsProfesseur honoraire au Collège de France, et membre de l’académie française, Michael Edwards propose une lecture de la Bible sous l’éclairage de la poésie. Quoique son approche soit enrichissante, le fait qu’il l’oppose à une lecture théologique est problématique : « Nous ne lisons pas la Bible comme elle prétend être lue. La théologie risque toujours de nous en éloigner, en élaborant, avec les textes bibliques seulement comme point de départ, son propre discours. La présence de la poésie dans la Bible est la clef d’une lecture pertinente et plus fidèle. Telles sont les convictions qui m’incitent à écrire ce livre ».

Au fil des pages, le malaise va grandissant. Mais ce livre vaut surtout pour le chapitre sur les Psaumes (quoi d’étonnant, s’agissant de poésie ?) et sur le Cantique des cantiques. Le Nouveau Testament n’est pas oublié, spécialement l’évangile de Saint Luc.

Michael Edwards a beaucoup publié : de la poésie, de la prose et surtout une grande quantité d’essais.

Bible et poésie, éditions de Fallois, 2016 , 174p.

Dominique Lawalrée, OP


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La Présence Pure

Christian Bobin - La présence pureSi vous n’êtes pas attiré a priori par la poésie, ou si vous en avez lu mais qu’elle vous a paru hermétique, voici un petit recueil de Christian Bobin parmi ses plus beaux : La Présence Pure. L’édition originale de 1999 est parue aux éditions « Le Temps Qu’il Fait » (ISBN 2.86853.316.7), tandis que l’édition de poche, comprenant aussi six autres très beaux textes, est parue en 2008 dans la collection Poésie/Gallimard, N°439 (ISBN978-2-07-034982-1).

Dans La Présence Pure, Christian Bobin décrit son père placé dans un home spécialisé pour les malades d’Alzheimer. Dans la cour de l’établissement, il y a un arbre avec ses feuilles jaunes d’automne. Son père et l’arbre le conduisent vers les mêmes pensées. De très courts textes se succèdent, alternant l’arbre et son père, des méditations sur la vieillesse et le dépouillement, sur la maladie et la mort, mais aussi sur la vie, la naissance et la renaissance, et sur Dieu.

« J’écris dans l’espérance de découvrir quelques phrases, juste quelques phrases, seulement quelques phrases qui soient assez claires et honnêtes pour briller autant qu’une petite feuille d’arbre vernie par la lumière et brossée par le vent ». (p.43)

C’est absolument magnifique et très nourissant. Pas besoin de tout lire en une fois, mais de s’arrêter, de picorer, de goûter… Je trouve cela très inspirant. Il y a matière à composer différents morceaux. D’ailleurs j’ai commencé avec une longue pièce (15 minutes) pour deux pianos et quatre pianistes : un huit mains, ou plutôt un double quatre mains. Ce qui m’a inspiré ? « L’arbre s’entretient avec le vent des choses éternelles et ses jeunes feuilles en frémissent de plaisir ». (p.56)

Son père (et quelques autres pensionnaires sur lesquels il s’attarde de temps en temps) qui retombe dans l’innocence de l’enfance, et l’arbre qui se dépouille de ses feuilles représentent ce qu’il appelle la présence pure.

Au dos de l’édition originale, il y a un extrait qui nous interpelle : « Je suis né dans un monde qui commençait à ne plus vouloir entendre parler de la mort et qui est aujourd’hui arrivé à ses fins, sans comprendre qu’il s’est du coup condamné à ne plus entendre parler de la grâce » (p.54)

Bonne lecture !

Dominique Lawalrée


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