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Écho de l’Évangile : Le cadeau de la fête est toujours là !

A propos de Matthieu 22, 1-14

Depuis plusieurs semaines, les lectures se suivent et se ressemblent : Jésus nous raconte des paraboles, des histoires souvent à double sens pour nous expliquer le Royaume de Dieu. Mais c’est quoi finalement le Royaume de Dieu ?

Je me suis amusée à comparer rapidement les différents textes : on y parle d’un patron ou d’un propriétaire, d’une proposition de travail que l’on refuse ou que l’on accepte et des résultats de ce travail. A chaque fois, il y a une logique déroutante : on y voit la liberté du maître qui récompense chacun avec une générosité débordante qui ne lèse personne. On y voit un patron qui n’engage pas ceux qui sont bardés de diplômes ou de certitudes mais ceux qui sont capables simplement de sincérité et de retournement.

Dans le texte de ce dimanche, il ne s’agit plus d’un patron mais d’un roi. On ne parle plus de travail mais de fête, donc de joie : un roi marie son fils et veut en faire profiter ses amis. Mais les invités font la fine bouche et déclinent l’invitation. Ils vont même jusqu’à malmener les envoyés du roi. Cela fait furieusement penser à la façon dont le message et la personne du Christ sont reçus à son époque, comme à la nôtre. Ringard d’être croyant ! On relègue Dieu au fond d’un tiroir ou à la poubelle, hors de sa vie en tous les cas.

La parabole nous apprend que même si les invités se détournent de l’invitation, le roi persévère. Le cadeau de la fête est toujours là ! Et le roi élargit l’invitation à tous ceux qu’ils rencontrent pourvu qu’ils mettent l’habit de fête. Serait-ce la fine pointe de toutes ces paraboles du Royaume ?

Pour moi, le Royaume de Dieu, c’est le projet de Dieu pour l’humanité. Dans ce projet, nous sommes appelés à faire fructifier ce que le Seigneur a déposé entre nos mains, gratuitement, et il nous attend comme partenaire, comme invités à la noce. La parabole d’aujourd’hui nous apprend quelque chose de fondamental : le royaume de Dieu, annoncé par Jésus-Christ est relation. Dieu n’attend pas des pantins ou des esclaves mais des personnes qui librement acceptent son invitation et y répondent. C’est le sens de l’habit de fête à revêtir. Qui d’entre nous ne se préparent pas lors d’un mariage pour faire honneur à la fête et à l’amour ainsi célébré ? Cette invitation permanente à la fête et à la relation m’enchante et me donne du cœur à l’ouvrage pour transformer toutes mes relations selon le projet de Dieu. N’est-ce pas cela faire advenir le Royaume ici et maintenant ?

Dominique Olivier


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Echo de l’Évangile : La « Joyeuse entrée » du Christ

A propos de Luc 23, 35-43 – Commentaire par Roger Kessler

Les « joyeuses entrées » sont bien d’actualité grâce au couple royal. Ce dimanche, c’est celle du Christ.
Le Christ-Roi est fêté, mais contrairement à Philippe et Mathilde, sa royauté n’est pas de ce monde. Il y a de quoi perdre son latin !

Un roi injurié, un roi dont on se moque, à qui on demande de descendre de la croix pour sauver celui qui ne se prive pas de le tourner en ridicule : le mauvais larron.

Au sol, ce n’est pas mieux, les juifs s’insurgent sur l’écriteau au-dessus de la croix et demande à Pilate de l’enlever.

Pourquoi lors de son « entrée royale » à Jérusalem, Jésus avait laissé faire les gens sachant que s’il les arrêtait les « pierres crieraient » (Luc19, 40)

Décidément le prestige de la royauté de l’Ancien Testament est bien loin…
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