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« Ce que dit la Bible sur… la vérité » – Pierre Gibert

Couverture de "Ce que dit la bible sur ... la vérité" de Pierre GibertDernier paru dans la collection « Ce que dit la Bible sur… », ce petit livre très accessible est l’œuvre du père jésuite Pierre Gibert, dont nous avions récemment lu son précédent ouvrage sur la miséricorde.

Ce que dit la Bible sur la vérité, dans l’Ancien et dans le Nouveau Testament, contient un propos non seulement philosophique et théologique, mais aborde aussi l’authenticité historique ou non des faits relatés et les genres littéraires des différents livres de la Bible : certes, rien de nouveau ici, mais une bonne approche pour le néophyte.

En refermant ce petit ouvrage, on a envie de consulter d’autres livres de cette belle collection qui ont pour sujet par exemple ce que dit la Bible sur … la femme, la vieillesse, la fin du monde, la famille, la tendresse, le couple ou le regard. Chaque livre de la collection est structuré en douze petits chapitres et est rédigé sous forme de dialogues menés par Bénédicte Draillard, juge d’instruction au tribunal ecclésiastique. Chaque auteur parcourt la Bible de façon transversale.

Les éditions Nouvelle Cité sont aussi responsables d’une autre série bien connue, « Prier 15 jours avec … »

Ce que dit la Bible sur … la vérité, n°21, par Pierre Gibert, Nouvelle Cité, 2016, 128 p.


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Témoignage : Servir la vérité dans l’Esprit Saint !

Neuvaine à l’Esprit-Saint, Cathédrale de Namur, samedi 16 mai 2015
Servir la Vérité dans les domaines de la recherche et de l’enseignement universitaires
M. Dominique Lambert, op

Que veux dire servir la Vérité dans les domaines de la recherche et de l’enseignement universitaires aujourd’hui, domaines dans lesquels je suis engagé comme physicien et philosophe des sciences ? Je voudrais pour répondre à cette question vous proposer trois petites pistes de réflexion.

1. Partons tout d’abord des chercheurs qui tentent, jour après jour, de découvrir et de décrypter les contours et le sens des réalités infiniment riches qui forment le monde : le monde de la pensée et des concepts mathématiques, l’univers physique, allant du microcosme (où surgit le boson de notre Prix Nobel belge François Englert) au cosmos tout entier (avec ses 100 milliards de galaxies, pour ce qui est de l’univers observable), ou encore la biosphère avec ces formes extraordinaires du vivant. Des parcelles de vérité se donnent à ces chercheurs, dès lors qu’ils parviennent à rejoindre et à dévoiler ces merveilleuses strates du réel qui structurent la Création et qui révèlent, sur le mode d’indices et de traces, quelque chose de l’Esprit du créateur.

Etre au service de la Vérité c’est pour moi partager aux autres, et en particulier à mes étudiants, ces merveilles du créé, patiemment dégagées, en témoignant dans la foi, lorsque l’occasion se présente, ou lorsqu’on me le demande, comment je peut rapporter ces beautés de la nature et de la pensée à Dieu qui nous les a données, sans mutiler la science mais aussi sans ruiner la transcendance du Créateur. Pour moi, l’Esprit Saint peut animer une vie scientifique et, sans rien changer à la science, peut donner à celle-ci de devenir une occasion originale de contempler et de rendre grâce. Comme le disait Georges Lemaître, ce prêtre ami d’Einstein et père du Big Bang 1 :

Un chrétien ne se comporte pas différemment d’un incroyant lorsqu’il s’agit de marcher, de courir ou de nager. Mais le chercheur chrétien sait que sa foi surnaturalise ses plus hautes comme ses plus infimes activités! Il reste enfant de Dieu lorsqu’il met l’œil à son microscope et, dans sa prière du matin, c’est toute son activité qu’il place sous la protection de son Père des Cieux.

2. Servir la vérité dans l’Esprit Saint, comporte aussi une dimension éthique : celle-ci conduit à refuser, dans son travail ce qui pourrait aller contre la dignité de la personne humaine. Pour moi, il s’agit ici, par de choix très concrets, portant sur les orientations ou les financements des recherches, de refuser des projets qui, à terme, pourraient détruire l’environnement et l’être humain ou les traiter comme de simples objets manipulables à souhait. Servir la vérité c’est croire profondément qu’il existe des moyens de pousser très loin la recherche, sans porter atteinte à la personne et à l’humanité, dans ce qu’elle peut avoir de plus fragile et de plus vulnérable.

Servir la vérité c’est aussi respecter une éthique de la recherche, qui conduit le chercheur, dans son travail patient, travail de construction de preuves, d’observations minutieuses ou d’expérimentations, à s’effacer humblement et par honnêteté, devant une réalité qui le dépasse ou devant la force des arguments de ses collègues qui souvent secouent ou ruinent ses propres idées. Quand elle est vécue comme cela, dans l’Esprit oserai-je dire, la science devient un véritable lieu d’apprentissage au respect de l’autre et une école de paix. Une des devises du CERN, le célèbre accélérateur de particule à Genève, où se côtoient des milliers de chercheurs de convictions et de nationalités très diverses : cette devise est « la science pour la paix » !

Un dernier aspect moral du service de la vérité, c’est aussi la place que l’on donne, au sein de l’université catholique, dans un monde de compétition et de recherche d’excellence à tout prix, aux collègues des pays ou des institutions qui ne disposent pas de tous les moyens dont nous disposons.

3. Servir la vérité dans l’Esprit Saint, c’est enfin rendre raison de sa foi et de l’identité catholique de son école ou de son université. Dans de telles institutions, on ne fait pas une autre science ou on n’enseigne pas des matières différentes, mais on le fait avec la conviction profonde que foi et raison ne s’opposent pas, que la foi ne détruit pas, ne mutile pas ce que la raison trouve, mais bien au contraire que la foi vient donner à la science un surplus de sens, ce sens auquel on aspire, mais qui reste toujours, comme en retrait, si l’on s’arrête aux méthodes et contenus techniques.

Servir la vérité dans une université catholique, c’est, pour moi, avec la grâce de l’Esprit-Saint, pouvoir communiquer aux étudiants et aux collègues, qui souvent ne partagent pas ma foi, mais avec qui je partage mon enthousiasme pour la science, quelque chose de la pertinence déjà profondément humaine de l’enseignement du Christ et de son Eglise et quelque chose du sens profond de la personne humaine et du monde que l’Esprit révèle en nos coeurs et qui y fait naître une profonde espérance et un bonheur profond.

Notes:

  1. G. Lemaître, « La culture catholique et les sciences positives », Actes du VIème Congrès catholique de Malines, vol. 5, Culture intellectuelle et sens chrétien, Bruxelles, VIème Congrès catholique de Malines, 1936, p. 70.

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Témoignage : Servir la Vérité dans nos engagements et milieu de vie

Neuvaine à l’Esprit-Saint, Cathédrale de Namur, samedi 16 mai 2015
Servir la Vérité au sein de l’aumônerie hospitalière
Mme Hedwige Lambert-Rezsohazy, op

1) Quand on souffre, tout le verni que se construit une personne part, les masques tombent. D’abord extérieurement le malade est en pyjama, souvent son corps est déformé, il dépend de machines et des autres pour se soigner. Le malade est faible, fragile physiquement et parfois psychologiquement. Le malade n’a pas besoin de se dépouiller pour rencontrer l’autre, il est déjà nu. Pas de faux semblant ils sont dans la relation vraie. Rencontrer les hommes en souffrance est un chemin vers Dieu. Ce sont eux qui sont lumières pour moi, eux qui sont le visage de Jésus. Ils m’invitent à me dépouiller et reconnaître ma propre fragilité.

La relation est alors simple, sans fioritures, on se livre facilement en toute liberté. La rencontre est plus profonde, elle va plus loin que l’ordinaire.

Pour saint Luc, il est clair que le pauvre est déjà dans le royaume de Dieu. Contrairement, le riche porte en lui un obstacle majeur à l’ouverture car il est attaché à lui par son avoir.

2) Maurice Zundel nous dit :

« C’est la qualité de nos rapports avec les autres qui constitue le seul critère de l’authenticité de nos rapports avec Dieu. Les personnes bonnes sont joyeuses, la joie et le signe de leur bonté. Il se révèle alors un monde merveilleux, où, délivré de nous-mêmes, nous connaissons la paix intérieure. »

C’est Nietzsche qui estimait que les chrétiens devraient davantage avoir l’air d’être sauvés.

Le Christ nous dit qu’en chaque homme souffrant, c’est vraiment Lui qui est rencontré. Jésus est là, dans le malade que j’accompagne. Il est aussi présent qu’il y a deux mille ans sur les routes de Palestine. Faire un chemin avec eux est donc un privilège plus qu’un service.

3) Dans notre monde, la fragilité n’a pas bonne presse .Tout autour de nous valorise la force et la puissance. Nous savons pourtant que ces moyens-là sont de peu de poids pour le témoignage évangélique. Plus on est équipé, plus il est difficile de s’effacer devant Celui dont on prétend porter le message. Ainsi Jésus choisis souvent pour te servir des personnalités fragiles et démunies.

4) Comment accueillir la détresse de l’autre ? Etre attentif au malade, être présent.

Écoutons Job, c’est le cri de l’homme souffrant :

« Pourquoi donc les méchants restent-ils en vie? Pourquoi leur vie s’achève-t-elle dans le bonheur? Eux pourtant disent à Dieu: connaître ton désir ne nous intéresse pas! Ils n’ont que faire de toi et ils sont florissants… »

Plus loin dans le livre :

« Quant à vous qui cherchez à me dire de belles paroles, vous n’êtes que des charlatans : apprenez à vous taire ! »

Dans les chapitres 12 à 14 Et 16-17, il est dit :

« Vous vous moquez de Dieu en cherchant à le défendre par un langage injuste et mensonger et partial. Ce ne sont que des leçons apprises, ce sont des paroles en l’air, mille fois entendues, qui ne consolent pas. Faites silence, écoutez, écoutez mes paroles, prêtez l’oreille, mais vous tairez-vous enfin. »

Nous savons que Job affirmera sa foi en Dieu, Dieu n’est pas la cause de ma souffrance, mais le cri, je l’entends tous les jours !

Quelle attitude de vérité avoir ? Dans la première lettre de saint Jean 3,18, il est dit :

« Petits enfants, n’aimons pas en parole ni par des discours, mais par des actes et en vérité. Voilà comment nous reconnaîtrons que nous appartenons à la vérité,… »

5) Servir la Vérité, c’est servir la vie. Aujourd’hui dans notre pays où on a dépénalisé l’euthanasie, il n’est pas aisé de témoigner que nous ne sommes pas les maîtres de la Vie et de la mort.
Jésus ne supporte pas les demi-vérités, il ne juge pas mais rappelle la loi qui fait vivre « tu ne tueras pas ».

6) Pour conclure : « servir la Vérité » doit se vivre dans nos foyers, nos familles.

Être témoins du Christ ressuscité, témoins de la Vie, de la Vérité, n’est possible que grâce à l’Esprit.

Le devoir d’état est le premier car il a une influence sur toutes nos autres relations. Comme maman, c’est là aussi la présence, l’écoute aimante, l’attention qui vérifie ce qu’on est. Vivre de cette vérité nous rend libre et rend libre les enfants et le conjoint.

 


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Echo de l’Évangile : La « Joyeuse entrée » du Christ

A propos de Luc 23, 35-43 – Commentaire par Roger Kessler

Les « joyeuses entrées » sont bien d’actualité grâce au couple royal. Ce dimanche, c’est celle du Christ.
Le Christ-Roi est fêté, mais contrairement à Philippe et Mathilde, sa royauté n’est pas de ce monde. Il y a de quoi perdre son latin !

Un roi injurié, un roi dont on se moque, à qui on demande de descendre de la croix pour sauver celui qui ne se prive pas de le tourner en ridicule : le mauvais larron.

Au sol, ce n’est pas mieux, les juifs s’insurgent sur l’écriteau au-dessus de la croix et demande à Pilate de l’enlever.

Pourquoi lors de son « entrée royale » à Jérusalem, Jésus avait laissé faire les gens sachant que s’il les arrêtait les « pierres crieraient » (Luc19, 40)

Décidément le prestige de la royauté de l’Ancien Testament est bien loin…
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