« Le christianisme n’existe pas encore » – Dominique Collin, op

Collin Dominique, Le Christianisme n’existe pas encore, Paris, Salvator, 2018, 192 p., 18,00 €

Le titre provocateur de ce livre fait écho à une citation du philosophe Søren Kierkegaard (1813-1855). L’auteur la reprend à son compte pour expliquer que le christianisme historique et culturel est une sorte d’illusion qui permet aux chrétiens d’éviter de se demander s’ils sont encore fidèles à l’Évangile.

Quand donc le christianisme existera-t-il ? Quand il cessera de s’interroger sur son futur et se souciera davantage de ce qui manquerait d’essentiel à l’homme si l’Évangile n’était pas proclamé comme Évangile.

Pour sortir de la panne de transmission de la parole chrétienne dans le monde actuel, Dominique Collin plaide avec brio pour un christianisme sachant parler évangéliquement, à tout homme, croyant ou non, pour l’inviter à exister enfin.

Dominique Collin invité par Sœur Catherine Aubin le 2 juin 2018 dans le cadre de l’émission Le Livre pour Dieu diffusée par Vatican News.

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Léonard Bernstein (1918-1990) : Chichester Psalms

Chichester Psalms

Léonard Bernstein, Chichester Psalms, Chœur de Radio France sous la direction de Sofi Jeannin.

On parle beaucoup en ce moment de Bernstein : c’est en fait son centième anniversaire. On connaît bien le chef d’orchestre, musicien dans l’âme, qui savait si bien transmettre avec générosité le feeling musical à son public. De très nombreux disques en témoignent, tous réédités. Des enregistrements TV aussi. Un chef charismatique, mais aussi excessif. On connaît un peu le pédagogue : passionné de transmission, on suivait ses présentations d’œuvres, avant de les écouter en concert. Tout cela existe en DVD. Mais que sait-on du compositeur ? On connaît sa musique (géniale) pour la comédie musicale West Side Story, surtout grâce au film, un classique. A part cela ? Que sait-on de ses symphonies ? de ses cantates ? et de sa messe ?

Alors, écoutons une de ses œuvres les plus abordables, Chichester Psalms (1965), un ensemble choral et orchestral (avec voix d’enfant masculine soliste), 6 psaumes en trois parties, composé pour le festival de musique de la cathédrale de Chichester (Angleterre). Il a choisi les psaumes 108 (2 versets), et 100, puis 23 et 2 (4 versets), et enfin 131 et 133 (1 verset). La numérotation est l’hébraïque. L’œuvre dure environ 19 minutes. Cela vaut la peine de l’écouter en lisant une traduction française. Les paroles priment ici sur la musique les accompagnant. La musique est au service du texte, ce qui n’est pas toujours le cas. Bernstein lui-même en a enregistré deux versions : la première peu après la création (Sony), puis une deuxième beaucoup plus tard (DG, préférable).

Léonard Bernstein, Chichester Psalms, I. Psalms 108 & 100 par le New York Philarmonic et les Camerata Singers (John Bogart, alto) sous la direction de Léonard Bernstein chez CBS Record.

Dominique Lawalrée, op

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Du vent dans les voiles : Et si le mot « dieu » nous éloignait de Dieu ?

RCF Radio - La joie se partage

Émission présentée par Jean-Pierre Binamé, Myriam Tonus.

Il est des images de Dieu qu’il nous faut refuser, car elles le défigurent. D’autres images de Dieu existent dans notre tradition judéo-chrétienne, qui invitent à ne pas l’enfermer dans une représentation par trop humaine, mais au contraire sauvegardent son mystère.

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Du vent dans les voiles : Maurice Bellet – 2e partie

RCF Radio - La joie se partage

Émission présentée par Jean-Pierre Binamé, Myriam Tonus.

Deuxième volet consacré à Maurice Bellet : sa foi en un Dieu insaisissable.

Chercheur inlassable, M. Bellet était à l’écoute d’une Parole offerte dans les Ecritures. Refusant tout dogmatisme, tout savoir clos sur lui-même, le théologien a, au fil de son oeuvre, tracé des chemins loin des sentiers battus pour approcher ce « Dieu » que personne n’a jamais vu et qui se révèle en Jésus, mais aussi dans l’expérience humaine toute proche, lorsqu’elle est habitée par l’Agapè de ce Dieu inconnu.

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Du vent dans les voiles : Maurice Bellet – 1ère partie

RCF Radio - La joie se partage

Émission présentée par Jean-Pierre Binamé, Myriam Tonus.

Maurice Bellet est décédé le 5 avril 2018. Il laisse une oeuvre considérable (plus de 56 livres !), mais surtout il a ouvert des chemins de pensée et de spiritualité qui ont donné et rendu à beaucoup le goût de vivre et de croire. Ce jeune homme de 94 ans avait, chevillée au cœur, une foi égale en l’humain et en Dieu. Il entendait les sauver tous les deux de la destruction et de la défiguration.

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Igor STRAVINSKY (1882 – 1971) : Symphonie de Psaumes (1930)

Igor Stravinsky

C’est après avoir composé Oedipus Rex (1927), Apollon Musagète (1928) et le Capriccio pour piano et orchestre (1929) que Igor Stravinsky composa la Symphonie de Psaumes.  Il désirait rendre gloire à Dieu pour une grâce obtenue lors de sa dernière tournée de concerts.  Terminée le 15 aoüt 1930 à Nice, où il habitait alors, la dédicace de la partition est : “Cette symphonie composée à la gloire de Dieu est dédiée au Boston Symphony Orchestra”.  C’est en effet pour fêter les 50 ans de l’orchestre que Serge Koussevitski, alors chef du célèbre orchestre, commanda une oeuvre à Stravinski, un compositeur dont la gloire était mondiale.  Il commanda d’ailleurs aussi d’autres œuvres à d’autres compositeurs.  La première mondiale eut lieu le 13 décembre à Bruxelles (au Palais des Beaux-Arts de Horta, alors tout nouveau) sous la direction d’Ernest Ansermet.  La Symphonie de Psaumes (et non pas des) comprend trois mouvements.  Les Psaumes (en latin) choisis sont : le 38 pour le premier mouvement (2 versets), le 39 (3 versets) pour le deuxième, et le 150 au complet pour le troisième.  Le texte est celui de la Vulgate.  La Lobgesang Symphony de Mendelssohn en est un antécédent, elle qui répondait à la symphonie avec choeurs de Beethoven, la fameuse neuvième.

Le premier mouvement est très court (les proportions des trois mouvements sont : un tiers, deux tiers, trois tiers). Le chant est une psalmodie sur deux notes (Mi et Fa, donc très rapprochées). Comme pour toute la musique de Stravinsky, la mise en place rythmique est absolument impeccable, et c’est donc rythmiquement qu’il faut l’écouter. Les petites sections se succèdent comme autant de diapositives sur un carrousel. Les deux pianos y sont prédominants. “Entends ma prière, Seigneur écoute mon cri”.

Le deuxième mouvement débute par une fugue entre les hautbois et les flûtes, après quoi les chœurs entrent en une autre fugue : “D’un grand espoir, j’espérais le Seigneur. Il s’est penché vers moi pour entendre mon cri”. Adversaire du sentimentalisme, la musique de Stravinsky est très austère, mais sa grandeur spirituelle en sort renforcée. Rappelons qu’à cette époque, Stravinsky venait de retrouver la foi orthodoxe de son enfance. Plus tard, il se convertira au catholicisme. L’austérité de son instrumentation se marque surtout par une utilisation presqu’exclusive des vents. D’ailleurs, les cordes ne sont présentes que par les violoncelles et les contrebasses. Pas de violons donc, ni d’altos.

Ce sont les vents qui ouvrent le troisième mouvement, avec le célèbre psaume 150 : “Louez Dieu en son temple saint”. Ensuite, la musique s’anime et plusieurs sections se succèdent, ponctuées par des arrêts sur “Alleluia”. La fin de la symphonie est absolument saisissante. Une des plus belles fins que je connaisse. La musique débouche en effet sur quatre notes répétées à l’infini, comme si on était projeté dans l’éternité. Musique statique exprimant l’extase, hors du temps. Une petite coda rappelle plusieurs passages antérieurs. C’est grandiose ! Quelle musique ! Cette symphonie est un des nombreux chefs-d’oeuvres de Stravinsky, sans doute le plus grand compositeur du 20è siècle. Elle est aussi un des chefs-d’œuvres de toute la musique sacrée. Ecoutez-la par Boulez (DG), par Herreweghe (Pentatone), par Neeme Järvi (Chandos) ou par Berstein (Sony, un peu lent mais avec beaucoup de ferveur).

Igor Stravinsky, Symphonie de Psaumes, Psaume 38 (versets 13 & 14), par The English Bach Festival Chorus & The London Symphony Orchestra sous la direction de Léonard Bernstein 1965/77 chez CBS Record.

Dominique Lawalrée, o.p.

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« Une morale souple mais non sans boussole… »

Alain THOMASSET et Jean-Miguel GARRIGUES, Une morale souple mais non sans boussole. Répondre aux doutes des quatre cardinaux à propos d’Amoris laetitia, Paris, Cerf, 2017, 170 p.

Analyse critique du frère Ignace Berten.

Couverture de Une morale souple mais non sans boussoleLe 19 septembre 2016, quatre cardinaux, – W. Brandmüller, R. Burke, C. Caffara et J. Meisner, – adressent au pape une lettre suite à la publication d’Amoris laetitia. Ils formulent cinq doutes (dubia), formulés sous forme de questions. Leur démarche est destinée, selon leur déclaration, à lever les doutes quant à l’interprétation de cette Lettre apostolique et à dissiper ses ambiguïtés, afin d’en confirmer l’orthodoxie. Pour ce faire, ils demandent au pape de répondre par oui ou par non à chacune des questions qu’ils soulèvent. Ces questions peuvent se résumer ainsi : l’enseignement de François dans Amoris laetitia confirme-t-il oui ou non l’enseignement de Jean-Paul II concernant la vérité de la foi, tel qu’il est exprimé dans son encyclique Veritatis splendor ? François maintient-il 1° qu’il y a des normes morales absolues auxquelles, quelles que soient les circonstances, on ne peut moralement déroger, en particulier en ce qui concerne les préceptes négatifs (typiquement : tu ne tueras pas, tu ne mentiras pas) ; 2° qu’il y a des actes intrinsèquement mauvais qui sont par eux-mêmes de l’ordre du péché grave et ne peuvent jamais avoir une légitimation morale ; 3° que la conscience n’a en aucune circonstance le droit de faire exception à ces normes absolues ou d’autoriser un acte intrinsèquement mauvais. Dans l’esprit de cette lettre, si François répond oui à ces doutes, il se met en contradiction avec ce qu’il déclare par ailleurs quant à l’interprétation à donner à Amoris laetitia (entre autres la lettre qu’il a envoyée aux évêques de la région de Buenos Aires, qui ouvre à certaines conditions l’accès à la communion pour les personnes divorcées et remariées). S’il répond non, il se place en contradiction avec Jean-Paul II et avec « la Sainte Écriture et la Tradition de l’Église », et donc il est hérétique. Quelle que soit l’intention de ces cardinaux, leur lettre est un piège, tout comme, dans l’Évangile, la question posée à Jésus concernant l’impôt dû à César […]

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Guetter l’aurore : l’espérance chrétienne, un acte héroïque !

Ancre

Journée inscrite dans le cadre du programme de formation du « Passage » au couvent de Liège et proposée par la Fraternité Saint Dominique – Saint Jean.

Samedi 12/05 2018, de 9 h 30 à 16 h
Salle du Passage 1 – Participation libre – Repas offert
Inscription au plus tard le 7 mai 2018 :
elisereul@yahoo.fr — 0497/21 33 41

Si l’on en croit les affirmations de leur profession de foi, les chrétiens pourraient bien être les derniers porteurs de sens et d’espérance dans un monde qui semble en être privé. Alors, peut être faut-il admettre que notre capacité à espérer passe par une renonciation à tous les « faux espoirs » et par la redécouverte d’une promesse.

Comme la foi, l’espérance des chrétiens est une certitude obscure qui repose sur la promesse d’un Dieu bienveillant et fidèle, la promesse d’une vie éternelle, une vie qui ne commence pas après la mort mais qui débute ici et maintenant.

Notes:

  1. Salle du Passage, Passage Bury, 2 à 4000 Liège (derrière l’église Saint-Jean et à côté du Parking Neujean)
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« Chrétiens sous hautes tensions »

Eglise Notre-Dame de la Sarte, Huy
Neuvaine 2018
Du samedi 5 mai au dimanche 13 mai à 20h.

Premier essai de photo d'éclair, galerie Flickr de Damien Labat.

Le but de ces 9 soirées est de nous permettre de mieux vivre ces tensions, ces tiraillements permanents qui existent entre l’exigence de vie de l’Evangile et la réalité du monde dans lequel nous vivons. La présence au monde qui est demandée à tout chrétien est exigeante. Parfois, elle peut décourager plus d’un d’entre nous, conscients de nos limites ou nos faiblesses. Cette Neuvaine sera donc l’occasion de recharger nos batteries et de remettre nos errances à leur juste valeur.

Programme

Cliquez sur la date pour visualiser le contenu.

Samedi 05/05/18Dimanche 06/05/18Lundi 07/05/18Mardi 8/05/18Mercredi 9/05/18Jeudi 10/05/18Vendredi 11/05/18Samedi 12/05/18Dimanche 13/05/16
« sagesse et folie »
Mme Myriam Tonus, o.p.
Animation musicale : Chorale Notre-Dame de la Sarte
Enregistrement vidéo → (à paraître)
« Puissance et fragilité »
M. l’Abbé Thierry Tilquin
Animation musicale : Chorale Meli-Melo du Condroz
Enregistrement vidéo → (à paraître)
« Être et avoir »
M. Georges de Kerchove
Animation musicale : Chorale Notre-Dame de La Sarte
Enregistrement vidéo → (à paraître)
« La lettre et l’esprit »
Frère Stéphane Braun, o.p.
Animation musicale : Dominique Lawalrée & friends
à 14h00 : Célébration des Aînés et onction des malades – Chorale de la Collégiale & Chorale « Resurrexit »
Enregistrement vidéo → (à paraître)
« Droit du pauvre et force des puissants »
Pasteure Yolande Bolsenbroek
Animation musicale : Chorale « Alors je chante »
Enregistrement vidéo → (à paraître)
« Peuple élu et universalité »
Mme Dominique Olivier, o.p.
Animation musicale : Chorale Résonance
Enregistrement vidéo → (à praître)
« Lumière et obscurité »
Frère Ignace Berten, o.p.
Animation musicale : Chorale Accords et voix
Enregistrement vidéo → (à paraître)
« Patience et immédiateté »
Frère Dominique Collin, o.p.
Animation musicale : Chorale Notre-Dame de la Sarte
Enregistrement vidéo → (à paraître)
« Justice et lâcheté »
Frère Patrick Gillar, o.p.
Animation musicale : Chorale Notre-Dame de La Sarte
Enregistrement vidéo → (à paraître)
Télécharger le programme — [PhotoCC]
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Gaudete et Exsultate

François : Gaudete et Exsultate

Qu’est-ce qu’un saint ? Dans sa nouvelle exhortation apostolique, intitulée Gaudete et Exsultate et publiée le 9 avril, le pape François a voulu rendre accessible au grand public la notion catholique de sainteté.

« Il ne faut pas s’attendre, ici, à un traité sur la sainteté », prévient le pape François dès les premières lignes de son exhortation apostolique Gaudete et Exsultate, publiée lundi 9 avril. Et il tient ses promesses : le document de 128 pages est écrit dans un langage étonnamment accessible. Comme dans son tout récent livre Dieu est jeune (Robert Laffont – Presses de la Renaissance, 2018), il y tutoie son lecteur, une familiarité qui s’explique en grande partie par sa langue maternelle, l’espagnol, où le « tu » est très courant, comme en anglais. En somme, on croirait presque tenir entre les mains un de ces livres jaunes et noirs de la collection « pour les nuls ».

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